Assemblée nationale

L’élection à la Présidence d’ Evariste Boshab, loin de résoudre le tollé suscité par la démission-révocation de Vital Kamhere apporte l’eau au moulin de la polémique. Boshab a été élu avec des voix de l’opposition en plus de celles acquises de l’alliance pour la majorité  présidentielle proche de Joseph Kabila. Cette situation a néanmoins le mérite d’étaler au grand jour la versatilité et l’inconstance de la classe politique congolaise. Voilà une question qui fait dire à certains, Thambwe Mwamba est du nombre, que l’argent a circulé et a été l’élément moteur de cette élection. Tout le bureau de l’assemblée est AMP. Cela va –t-il asseoir la démocratie ou conforter la dictature du grand nombre? Cela permettra-t-il au gouvernement d’avoir les coudées franches ? Le peuple congolais attend pour sa part que le rôle de contrôle de l’action gouvernementale et de législateur soit effectif. 

Retombées de l’affaire Kamhere : menaces à peine voilées contre l’UDEMO le parti de Nzanga Mobutu

 

Au cours d’un point de presse tenu à Kinshasa, Koyagialo le secrétaire général de l’alliance pour la majorité présidentielle, plate forme politique qui regroupe les partis politiques, les personnalités et les associations qui ont porté Joseph Kabila au pouvoir lors des élections de 2006, en a fait la déclaration.

Il a affirmé sans ambages que le cas de l’union des démocrates mobutistes(UDEMO) qui avait soutenu la position de Vital Kamhere sur la présence des troupes rwandaises en RDC allait être examiné lors d’un prochain conclave au sommet qui sera convoqué incessamment. Les observateurs avisés de la scène politique congolaise pensent que cette affaire va reconfigurer l’espace politique. Certes le poids de l’UDEMO aux dernières élections était inférieur à 10 pour cent, mais il avait permis à Joseph Kabila de faire le contrepoids à Jean-Pierre Bemba à l’est du pays acquis à ce dernier. Il faut  craindre un ras de marée dans l’opinion publique qui pourrait voir en l’UDEMO une victime. Cela pourrait avoir des conséquences imprévisibles aux prochaines élections locales et même en 2011.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La République démocratique du Congo pays post-conflit est exsangue. Toutes les infrasructures sont dans un état de délabrement avancé. Les routes sont à refaire, la question du logement décent se pose avec acuité, les écoles et les hôpitaux sont insuffisants et sous équipés. Les salaires en application ne permettent pas aux travailleurs de nouer les deux bouts du mois. Et encore, cela ne vaut que pour l’infime minorité qui a un emploi. Pour le reste, dont plusieurs diplômés, c’est la débrouille. L’emploi bien rémunéré demeure ainsi une priorité. Voilà une brève description de ce qui se passe sur la face de la RDC. Pour ce qui est du sol, du sous-sol, de la faune, de la flore, des lacs et des rivières, c’est la démesure. Congolais, peuple pauvre qui vit sur des richesses inestimables! Que faire pour mettre fin à ce paradoxe ?

 

Il est important de mettre en place un véritable projet de société qui transcende le discours de campagne électorale et qui suscite l’adhésion des masses. Il faut mettre en place des hommes qui ont  quelque chose à proposer à la population, c'est-à-dire qui ont des idées nouvelles, de l’eau à apporter au moulin de la reconstruction. Ce sont des hommes, vrais nationalistes dans leurs comportements,qui sachent entrainer l’adhésion de la population au projet de société. Enfin, il reste à transformer le projet de société en actions concrètes et palpables dans une société où les richesses générées seront redistribuées équitablement à toutes les couches de la population. Est- ce utopique pour les congolais que d' aspirer à un tel avenir? Non, Dieu les a pourvus d’une nature généreuse pour qu'ils en jouissent. A eux de faire le reste sous la conduite d’un vrai leadership à tous les niveaux de la société. Oui, ils le peuvent.       

Enfants de la rue, quel avenir ?

 Les causes qui jettent sur la rue de nombreux enfants sont multiples: L'insécurité socio-économique, le divorce, les sectes religieuses , la déperdition scolaire. ..

De l'avenue Kamanyola au croisement avec la Chaussée M'zee Laurent Désiré Kabila, à la place de la poste en passant par toutes les artères de la ville de Lubumbashi, il est fréquent de rencontrer des groupes d'enfants dont l'âge varie entre 5 et 13 ans hélant les automobilistes au passage pour demander l'aumône.

Certains vivent d'expédients : cirer les chaussures, transport des bagages. D'autres pratiquent le vol à la tire. Le phénomène "enfants de la rue" est la traduction d'un marasme social multiforme. Il est nécessaire que les autorités compétentes y trouvent des solutions globales et durables.

Il est de plus en plus courant de croiser des enfants de la rue une bouteille en main, en train de snifer. Le contenu des flacons est un mélange de colle patex et d'essence. Très vite ils s'envoient dans les nuages et sont déconnectés de la réalité. Ils s'allongent alors n'importe où et s'endorment en plein jour sans s'inquiéter de ce qui se passe alentours.

Cette mixture contient de traces de plomb. Le recours à cette pratique comporte à moyen terme des risques de toxicité sur le cerveau et peut aussi entraîner le saturnisme un empoissonnement du sang par le plomb, mortel à long terme. Il s'en suit des maux de tête accompagnés de saignements nasaux ainsi que des troubles de comportement.

Ces conséquences surviennent souvent tardivement et compromettent une éventuelle réinsertion sociale.

Cette " drogue " les déconnecte de la réalité et peut les rendre coupables d'actes de violence et de vandalisme sur les passants et les véhicules au centre ville. Ils sont des dizaines à Lubumbashi qui recourent à cette malheureuse pratique. Là ou le bat blesse, c'est que cela se passe au vu et ou su de tous, même des policiers chargés du maintien de l'ordre public.

Nous n'appelons pas à une répression conscient que la police nationale congolaise est peu outillée pour la prise en charge de la délinquance juvénile et que l'autorité n'a pas d'emprise sur le déroulement des événements sociaux accompagnant ce phénomène, mais il est impérieux de mettre en place de structures efficaces pour l'encadrement de ces enfants laissés actuellement pour compte. Mieux vaut prévenir que guérir.

         

 

 

George Forrest, toujours  égal à lui –même

Au plus fort de la crise, le Groupe Forrest marque des points

Décidément, George Arthur Forrest le visionnaire patron du Groupe Forrest surprendra toujours et restera égal à lui-même. Le secteur minier est frappé de plein fouet par les dommages collatéraux de la  crise des subprimes. Partie des  Etats Unis, elle s’est vite répandue au reste du monde et s’est transformée en une crise économique dont les effets pervers ne cessent de s'étendre sur tous les secteurs et les pays du monde. En République démocratique du Congo, par dizaines, les entreprises minières qui foisonnaient au Katanga ont plié bagages en un clin d’œil. Elles avaient poussé comme des champignons et c’est comme ces derniers qu’elles ont disparu. C’est peu dire, le parallélisme n’est pas osé ! C’est dans ce contexte que seules les mieux structurées ont résisté. Le Groupe Forrest est un ensemble d'entreprises qui émergent du lot. Présent en RDC depuis 1922, il a accompagné ce pays surmontant toutes les épreuves. C'est le seul qui n'a jamais abandonné la RDC même pendant les heures graves. Il contribue beaucoup au budget et au développement de ce pays. Sa réputation a franchi les frontières et ne s’est point démentie. Ses activités couvrent plusieurs secteurs: mines, cimenteries, travaux publiques et génie civile, montage industriel, trading, agroalimentaire, secteur médical, social...

 

Aujourd’hui, au plus fort de la crise, le Groupe Forrest marque des points et fait encore parler de lui. La stratégie et la politique du Groupe restent basées sur la croissance de ses activités tant existantes(RDC) que nouvelles (notamment Namibie, République Centrafricaine). Le leader de l'emploi du secteur privé en RDC vient de conclure des contrats importants  dans les domaines des mines, de l'eau, de l'énergie, de la cimenterie.  

Le 5 mars 2009, le Président Forrest a signé en Chine le contrat d'achat d'une nouvelle entité de production de ciment d'une capacité de 1.300.000 par an. Elle sera fournie par SINOMA, un des leaders internationaux dans le domaine de la fourniture et de construction d'équipements cimentiers. Elle sera implantée à Lukala à 120 kilomètres de Kinshasa. La  capacité de la cimenterie de Lukala(CILU), actuellement de 420.000 tonnes par an, sera triplée.

Le Groupe a également conclu le 4 mars 2009 à Séoul d'importants accords avec des partenaires Coréens pour la réhabilitation et la réalisation de centrales hydro-électriques en RDC, le développement d'infrastructures dans l'eau et l'électricité ainsi que des investissements en commun dans le domaine minier. Ces nouvelles avancées illustrent l'engagement du Groupe qui est "Ensemble, nous construisons l'avenir

 

Le Groupe FORREST poursuit sa stratégie de consolidation.

Signature d’importants contrats à Séoul le 4 mars 2009 et à Pékin le 5 mars 2009

 

Création de deux joint-ventures: FORREST ROWEMBRG ENERGY KOREA (FREK) et FORREST ROWEMBERG MINERALS KOREA (FRMK)

 

Le mercredi 4 mars 2009 à Séoul, le Groupe Forrest a conclu deux contrats de joint-venture portant sur la création de deux sociétés sud-coréennes destinées à investir en RDC dans les domaines de l’énergie et des matières premières.

 

FREK va intervenir dans les secteurs de l’électricité et de l’eau. Cette société va réhabiliter des infrastructures existantes et réaliser de nouvelles installations hydroélectriques. Depuis le mois de mars dernier, FREK a lancé un programme en vue de réhabiliter les barrages hydroélectriques de Mwadingusha et Koni au Katanga. La société réalisera également d’autres programmes de construction de nouvelles infrastructures hydroélectriques en RDC et en Afrique. Ces investissements sur le long terme répondront à une demande accrue d’énergie, particulièrement en RDC.

 

Le GROUPE FORREST et FREK ont signé avec son Excellence Olivier Kamitatu, le ministre congolais du plan et  la société sud-coréenne KOREA WATER RESOURCES CORPORATION (K-WATER), un des leaders mondiaux en technologie et gestion des ressources hydroélectriques, des accords de coopération concernant les secteurs de l’eau et de l’électricité en RDC.

 

FRKM va intervenir dans le secteur minier et réaliser de nouvelles infrastructures minières de haute technologie qui donneront des produits miniers à forte valeur ajoutée.

 

Le GROUPE FORREST a aussi signé avec la sud-coréenne KOREA RESOURCES CORPORATION (KORES) un accord de coopération en vue d’examiner conjointement les opportunités d’investissements, d’acquisition ou d’affaires dans le secteur minier en RDC et en Afrique.

 

Le 5 mars 2009, à Pékin, le GROUPE FORREST a conclu un contrat d’acquisition d’une nouvelle ligne de production de ciment avec SINOMA un leader dans la construction et la fourniture d’équipements cimentiers. Cet équipement d’une capacité de production de 3300 tonnes par jour est destiné à CILU, une filiale du GROUPE FORREST. Grâce à cet apport, CILU va conforter sa position de leader du ciment en RDC. Sa capacité nominale de production journalière sera portée à 5000 tonnes et pourra couvrir les besoins locaux.    

  

Le  Groupe FORREST consolide ses capacités financières

 

En vue d’accroître ses capacités financières, le Groupe FORREST poursuit sa stratégie de consolidation des moyens financiers pour assurer sa croissance interne et externe au travers de l’augmentation des participations qu’il détient dans ses différents secteurs d’activités.

 

La RDC doit s’attendre à de nombreuses retombées heureuses de ces percées significatives opérées par George Arthur Forrest le patron visionnaire du Groupe FORREST. L’emploi, l’eau et l’énergie, les mines et la cimenterie sont des domaines stratégiques pour un pays en reconstruction.

          

 

 

 

La débrouille, mère génitrice de l’informel

Le  déclin de l’économie congolaise a commencé au début de la décennie 80. La RDC, alors Zaïre, subissait le contrecoup des longues années de mauvaise gestion qui avaient fini par avoir raison d’une économie florissante héritée de la colonisation. Celle-ci centrée essentiellement sur le secteur minier nécessitait une diversification de la part des nouvelles autorités. Elle n’est pas venue. En lieu et place, on a assisté à un clientélisme et à des éléphants blancs. Saignées à blanc par des ponctions régulières du régime en place, sans songer à un renouvellement et à une modernisation de l’outil de production, les entreprises ont périclité les unes après les autres. L’agriculture qui était prometteuse a sombre. Le chômage a pris de l’ampleur, les travailleurs et fonctionnaires mal payés, la population a du se rabattre sur la débrouille mère génitrice de l’informel. La vente a la sauvette était née. Appelés selon les milieux dare-dare, « businesseurs », les marchands de rue constituent aujourd’hui ce qu’on appelle le marché pirate. Qui sont les marchands de rue ? Ils sont composés de plusieurs catégories. Il y a des  enfants mineurs, des jeunes gens, des hommes et des femmes d’âge mur. Ils exposent des bricoles, des sachets d’emballage, des fruits et des légumes, des friperies, des chaussures de seconde main, des articles achetés dans des magasins ainsi que des mixtures et racines  proposées  par des sujets originaires d’Afrique de l’est et ayant  des vertus soignantes extraordinaires. Elles guériraient toutes les maladies incurables. D’où viennent  les vendeurs de rue ? Certains sont des vendeurs à la sauvette habituels d’autres sont des vendeurs réguliers au marche et ne  viennent sur la rue que le soir a la sortie, envahissant toutes les allées passantes.

C’est ainsi que le marche dit pirate est un phénomène très visible le soir. Dans les endroits peu accessibles, il persiste le  long de la journée avec une complicité tacite des autorités. Cette forme d’activité qui nourrit tant bien que mal ceux qui l’exercent trouve son origine dans le délabrement du tissu économique du pays.

Les masses d’argent gérées par le secteur informel échappent au circuit bancaire. En cela, il est tueur des institutions bancaires. Le secteur informel doit-il disparaitre ou l’état doit-il l’encadrer pour le structurer et le transformer ainsi  en économie formelle?

Une chose est sure. Tant que les emplois bien rémunérés ne seront pas accessibles, la débrouille restera le seul leitmotiv de survie des populations et l’informel sera toujours là.

 

La récession  aux  portes de la RDC

 

Selon les spécialistes de la banque mondiale, la RDC sera en récession pour 2009. Les prévisions de 11 pour 100 ne sont plus d’actualité, on parle désormais d’une croissance négative estimée à moins 0,6 pour 100 à cause des effets délétères liés à la crise économique mondiale. La RDC dont les revenus provenaient essentiellement du secteur minier n’a plus de ressources pour couvrir un budget élevé à plus de 3 milliards de dollars US. Où trouver cet argent est désormais la grande question à laquelle doivent répondre les gouvernants congolais à tous les niveaux. Des solutions préservant la paix sociale s’imposent. Le budget devrait être revu à la baisse pense une certaine opinion. Au vu de l’analyse des indicateurs des couts en hausse  des services publics tels que l’eau, l’électricité et la communication téléphonique, il semblerait que l’option levée serait celle de solliciter davantage le contribuable primaire. Des  factures d’eau sont passées pour certains de 4000 francs congolais et pour d’autres de 2000 francs à 15000 francs congolais. Ce qui a suscité quelques remous à la Kenya, une commune populaire de Lubumbashi au Katanga.   Le congolais, on le sait, vit la crise depuis des lustres. Il n’a pas senti les retombées d’une croissance soutenue autour de 6 pour 100 ces dernières années. Pour éviter de créer une forte pression en  faisant porter le poids de la crise au pauvre congolais, le gouvernement de la RDC devrait  revoir son ardoise et repenser sa politique sociale.       

 

 

Marthe  Chiwengo  Mwanapati, un parcours  élogieux

Son leitmotiv : marquer  positivement

Détentrice d’une licence en sciences politiques et administratives de l’université de Lubumbashi, Marthe Chiwengo Mwanapati est affectée à l’hôtel de ville de Lubumbashi où elle passe 12 ans. C’est le début d’une riche carrière. Elle gravit progressivement les échelons au prix d’une patience, d’une constance et d’un dévouement exceptionnels. Son travail est une occasion de se mettre au service de la nation et de s’affirmer en déployant  toutes ses qualités. En 1998, l’alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo organise un concours de recrutement de hauts cadres. Unique femme sur 145 lauréats, elle passe avec brio ce test. Ce qui lui vaudra d’être nommée administrateur de territoire à Kipushi. Elle restera à ce poste pendant 4 ans.

De là, elle devient bourgmestre de la commune de Panda à Likasi, fonction qu’elle exercera pendant 3 ans au bout desquels elle rentre à la disposition du gouvernorat par la direction de la province du Katanga. Elle remplit les tâches d’analyste au bureau d’études 2 ans durant. 

 

L’intérim de la mairie de la ville montagneuse pour une période d’environ 10 mois évoque chez elle d’heureux souvenirs. Ce court moment lui a permis de mettre au service de l’état congolais toutes ses qualités. Pendant sa gestion, Likasi a renoué avec la concorde sociale, la salubrité et la renaissance des infrastructures. Elle a redoré le blason terni des locaux de la mairie et la laisse équipée. Le travail accompli en si peu de temps par Marthe Chiwengo Mwanapati  a été remarqué par les autorités provinciales et nationales qui l’ont élevée au rang de commissaire de district du Haut Katanga. Elle est toujours prête à donner le meilleur d’elle-même.

C’est animée par ce dévouement et ce don de soi sans limite digne d’une femme de cœur qu’elle entend remplir ses nouvelles fonctions.  La coordination et l’inspection des six territoires qui composent le Haut Katanga  sont une tâche complexe. Les routes sont délabrées et pour parcourir ce vaste district, il faudra des moyens importants.  L’efficacité de son travail est tributaire de la logistique, mais à ce jour, le personnel du district ne dispose que d’un seul véhicule pour couvrir cette grande étendue. Les écoles des coins reculés ont un besoin criant d’équipement. Avec la crise financière et ses conséquences  néfastes sur les secteurs minier et économique, les conditions de vie des populations sont devenues précaires.

Le district du Haut Katanga comprend des centres urbains et ruraux. Dans ces derniers, les femmes ont un faible niveau d’instruction et les jeunes filles subissent encore le mariage précoce avec tous les risques encourus lors des grossesses précoces et accouchements qui deviennent ainsi à haut risque. C’est la cohorte de césariennes et décès liés au don de la vie. D’où la nécessité d’un travail de sensibilisation et d’éducation des masses déjà entrepris par le CDD du Haut Katanga. Le développement des infrastructures scolaires et hospitalières s’avère aussi impérieux. Les populations encadrées par les administrateurs de territoire sous la supervision du commissaire de district ont besoin du soutien des autorités provinciales et nationales dans les domaines de la pêche, de l’élevage et de l’agriculture. Les territoires qui sont des entités décentralisées perçoivent des taxes qui leur permettent de remplir leurs obligations. Ils reçoivent aussi un appui de la province qui sert à l’accomplissement de différents projets de développement. Le rôle du CDD consiste ici à encadrer, orienter et cordonner l’action des AT pour la réussite de l’œuvre de la reconstruction de la province. C’est ce qui rendra possible le succès du mandat de l’exécutif provincial.

 

La question de la femme?

 

La parité ne peut être effective que lorsqu’il y a des femmes valables en nombre représentatif. Il faut, dès le bas âge, apprendre à la femme l’importance de l’instruction. La femme a une valeur profonde. Elle donne la vie. Elle a une renommée à et une dignité à défendre. Il y a suffisamment d’écoles où les filles et les femmes peuvent avoir une instruction une instruction ou une formation de qualité. Le mariage précoce doit disparaitre. Dix huit ans révolus est l’âge légal minimum. Un comportement responsable doit guider tout le monde dans la lutte contre le VIH/ SIDA. Le CDD appelle à une implication de la femme dans tous les domaines: le monde du travail, la vie politique… La femme doit prendre une part active à la reconstruction du pays en complémentarité avec l’homme, en union avec celui-ci. Le CDD attend une mise à contribution de tous les hommes de bonne volonté et des ong.

Tout le monde doit s’impliquer dans le développement du district. Le ralliement de tous et l’adhésion à la reconstruction du pays, voilà ce qu’on attend de tous.

 

Ses attentes

 

Le district du Haut Katanga est très vaste. Il faut beaucoup de moyens logistiques pour assurer à tous les collaborateurs une bonne mobilité afin de réaliser le rendement escompté par la hiérarchie. A ses collaborateurs, Marthe Chiwengo  leur demande de marquer positivement leur présence par leur attitude et leurs actions.   

 

 

 

 

 

 

Progrès ou régression?

Des cabines de téléphone remplacées par des kiosques à cigarettes

Nous sommes à Lubumbashi au croisement de la route Kipushi et de l'avenue Upemba , à côté de l'arrêt de bus Matshipisha. Ce qui se passe en ce lieu dépasse tout entendement et suscite le questionnement des habitants. Il y a quelques temps, une brigade de démolition était passée par là détruisant toutes les cabines publiques appartenant à des paisibles congolais.

L'opinion a cru comprendre qu'il s'agissait là d'une servitude et que rien ne pouvait y être érigé. La stupéfaction a été grande lorsque quelques jours après, des gens ont commencé à barricader les lieux et à placer des kiosques vantant une marque de cigarettes.

Au regard de ce qui se passe, l'on peut déduire sans peur d'être contredît que les raisons qui ont motivé l'expulsion musclée des anciens occupants, à la quête de la survie sont loin d'être liées au respect des normes urbanistiques. En effet, s'il est interdit de construire sur une servitude, cela vaut pour tous.

Serions-nous en train d'assister à une injustice sociale?

D'aucuns pensent que l'autorité urbaine ferait preuve de favoritisme à l'égard des grandes firmes.

C'est le cas des cabines appartenant à des opérateurs de téléphonie mobile épargnées par la vague de démolition. Serions-nous en train d'appauvrir davantage les moins nantis et d'enrichir les plus riches?

Il faudra y regarder de plus près. Si l'on veut préserver la paix sociale, il vaudrait mieux prendre des mesures impartiales et équitables. Peut être aurait-il fallu demander aux anciens occupants de poser d'autres cabines plus belles et de manière harmonieuse au lieu de les faire déguerpir pour les remplacer par des marchands de la mort.

Nul n'ignore que la cigarette est néfaste pour la santé humaine. La cigarette contient près de 50 substances cancérigènes. Elle est à la base des cancers de la gorge, de nombreuses maladies respiratoires et de milliers de décès. Plus grave encore, ces kiosques pullulent de flacons d'alcool bon marché responsable de plusieurs ravages au Katanga : accidents de circulation, nombreux cas de décès…Progrès ou régression ?

Loin d'amener le développement, cette situation fait régresser la société.

 

Remous sociaux  à  la SNCC : Kapepula fait les frais

Désamours  ou incompréhension ?

 Avril 2007, l'image de Joseph KABILA, Président de la République démocratique du Congo tenant Joseph Kapepula par l'épaule et s'entretenant avec lui sous le regard amusé et satisfait de Kaseba Makunko(ancien maire de Lubumbashi) avait fait sensation .Très remarqué dans les milieux sportif et cheminot, le jeune Kapepula, un proche du député provincial indépendant Nazem Nazembe avait été très actif lors de la campagne présidentielle en 2006. Ce député a une forte assise populaire dont la contribution a été effective dans la victoire de Joseph KABILA aux présidentielles. C'est dans ce contexte que l'on a vu kapepula à Kisangani battant campagne pour Joseph Kabila. L'on croit que c'est à l'une de ces occasions que Joseph Kabila l'aurait remarqué car il n'avait pas tardé à le reconnaitre lorsque Kapepula avait demandé de lui parler lors d'un bain de foule, devant des centaines de gens venus acclamer le Président de la République en visite surprise au musée de Lubumbashi. Le journal "Le Dossier" avait couvert ces moments inédits d'échange et de communion dans son édition du 25 avril 2007. Sur demande du Président de la RDC, ils avaient échangé sur les grandes préoccupations des katangais. Trois sujets avaient alors été abordés : la situation sociale des cheminots de la société nationale des chemins de fer du Congo(SNCC) qui accusaient alors 24 mois d'arriérés de salaire, l'état délabré des infrastructures routières et l'emploi par la recherche des investisseurs. Le Président Joseph Kabila avait répondu en faisant la part des choses entre les compétences du Président et celles du premier ministre. Selon Joseph Kabila, un audit externe devrait être diligenté afin d'y voir clair dans le dossier SNCC. Les ministères de tutelle devaient aussi faire le suivi des grands travaux entrepris. Le Président de la R.D.C entendait ainsi établir clairement les prérogatives du gouvernement. Au sujet des investissements étrangers, il avait promis de s'impliquer pour répondre à la volonté du peuple congolais. Sur ce dernier sujet, l'ambitieux programme chinois de 9 milliards de dollars us initie par Joseph Kabila bat de l'aile. Les salons de la finance internationale exigent une révision à la baisse pour éviter un nouvel endettement de la R.D.C qui est sur le point d'atteindre l'achèvement de sa dette auprès des institutions de breton Hood. D'après des sources concordantes, c'est le montant de 3 milliards de dollars us qui est désormais avancé pour le contrat chinois. La crise financière des subprimes est aussi passe par là. Les fondements du capitalisme sont ébranlés. Le monde a dans les mains une crise économique dont il ne sait pas comment se défaire et dont les effets pervers frappent de plein fouet la R.D.C. Le cas du Katanga mérite d'être relevé. Son tissu économique trop axé sur l'exploitation minière, tournant le dos à l'agriculture, l'élevage, la pêche, le développement des services et de la manufacture, est durement atteint. La situation socio-économique des katangais s'est brusquement détérioré. On est près de l'implosion sociale. La SNCC est entrée en ébullition. Aujourd'hui, les cheminots revendiquent près de 40 mois d'arriérés de salaire. Les remous qui s'en sont suivis ont atteint le paroxysme. Le journal papier Eco.News/ Le Dossier avait tiré la sonnette d'alarme dans son édition" spéciale IPAD" d'octobre 2008 dans un billet intitulé " la SNCC menacée de mettre la clé sous le paillasson". Il y a peu les travailleurs de cette société sont montés au créneau. Ils ont poussé des cris de cœur lançant par moment des coups de gueule et, bonjour les dégâts ! Accusé d'outrage,le jeune Kapepula, pourtant fervent fidèle de Joseph Kabila, en a fait les frais. Que reste t-il d'avril 2007? Que s'est-il passé? Désamours ou incompréhension ? Réponde qui pourra !

 

L’éradication des maladies passe par un changement profond  de comportement

 

La saison pluvieuse a mis Lubumbashi dans un état déplorable. Les eaux stagnent partout provoquant des mares boueuses où pataugent passants et véhicules. Comme si ces désagréments ne suffisaient pas, certaines personnes se caractérisent par des comportements répréhensibles et  inconscients. C’est le cas de celles qui déversent les immondices sur les rues, les chaussées et dans les caniveaux(la photo ci-contre montre une ménagère jettant des immondices sur la rue dans un quartier de Lubumbashi).

Ce comportement dissémine les germes responsables de plusieurs maladies mettant ainsi en danger de nombreuses vies. Le choléra est devenu quasi endémique à Lubumbashi.                                                  Une forte campagne de sensibilisation devrait être menée auprès des populations pour éradiquer les maladies liées à l'insalubrité. Les eaux de pluie devraient  aussi être canalisées afin d’éviter qu’elles ne se répandent partout véhiculant des germes dangereux à des kilomètres à la ronde.

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